présentation en tresse

un {{etat}} peut se présenter selon une bi-orientation, c'est-à-dire qu'en parcourant le brin celui-ci change : tantôt "à gauche" tantôt "à droite" (évidemment le parcours en sens inverse inverse les orientations), nous ne retenons que leur opposition.état nœudienpour certains de ces {{etats}}, il est possible, par changements de présentations successifs, de les uni-orienter..

schéma de l'orientation non définie d'un état de nœud

une fois cela fait, nous plaçons le "centre" de cet état duquel nous tirons des rayons qui séparent chaque croisement de ses voisins. les rayons séparent donc l'état en autant de zones qu'il y a de croisements . CC étant le nombre de croisements de l'état, chaque zone vaut donc 2π/C2\pi/C, dans notre exemple 2π/112\pi/11. chaque rayon traverse le même nombre de "couches" (portions de brins), dans notre exemple 4. ces couches qui "feuillètent" l'état représenteront le nombre des brins de la tresse issue de cet état.

schéma de la sectorisation d'un état de nœud

périple dans l'état, numérotation des croisements et des secteurs

à partir d'un croisement quelconque, nous effectuons un trajet dans l'état en suivant le brin jusqu'à revenir au croisement de départ, à la position initiale. nous numérotons les croisements au fur et à mesure de leur rencontre on ne renumérote pas les croisements déjà rencontrés, dans notre exemple de 1 à 11, avec la convention suivante : le numéro est primé si le brin est rencontré par dessous. nous obtenons ainsi le mot d'état mm, ou mot code ou mot-code, circulaire, de longueur l=2Cl = 2C, de l'état : 1 2' 3 4 5' 6 7' 8 4' 9 10 1' 11 3' 9' 5 8' 11' 2 10' 6' 7. à chaque croisement numéroté correspond un secteur de notre état sectorisé, auquel nous attribuons le même numéro que son croisement

nous coupons l'état selon un des rayons, ici le séparateur des zones 6 et 7 et nous déployons la "liasse" obtenue en la tresse correspondante, soit dans notre exemple la permutation circulaire {abcdb′c′d′a′}\{\frac{abcd}{b'c'd'a'}\}.

schéma de la tresse issue d'un état de nœud

parures sur l'état, parures sur la tresse

revenons à l'état tressable centré ci-dessus. les croisements se répartissent du centre à la périphérie, ou inversement, sur trois disques de centration, que nous appelons parure de l'état. il y a deux parures, pp , rouge, et p′p' , bleue, dont l'une en deux tenants, arbitrairement pp, répartie sur les disques 1 au centre, croisements {4,5,8}\{4, 5, 8\}, et 3 à la périphérie, croisements {1,2,10}\{1, 2, 10\} et p′p' , disque médian, croisements {3,9,6,7,11}\{3, 9, 6, 7, 11\}. cette centration est conforme aux différentes méthodes que nous avons déjà rencontrées pour repérer la parure. (voir #déterminer la tournure de l'amas).

schéma de la tresse parue issue d'un état de nœud

il est alors loisible de coder la tresse afin d'en obtenir une surface seifertisée : la tresse comporte 4 couches formées par ses 4 brins et 11 croisements. nous notons un croisement signifiant que le brin XX passe dessus le brin yy. à partir du premier croisement le plus à gauche, soit BcB_c, et nous dirigeant vers la droite, nous lisons les croisements en déplaçant un curseur imaginaire qui balaie toute la tresse; nous obtenons alors la suite Bc,Db,Ac,Ad,Ba,Bd,Cb,Dc,Ac,Bd,BaB_c, D_b, A_c, A_d, B_a, B_d, C_b, D_c, A_c, B_d, B_a qui traduit les croisements de l'état selon le dictionnaire suivant : Bc=6,Db=10,Ac=5,Ad=9,Ba=4,Bd=3,Cb=2,Dc=11,Ac=8,Bd=1,Ba=7B_c = 6, D_b = 10, A_c = 5, A_d = 9, B_a = 4, B_d = 3, C_b = 2, D_c = 11, A_c = 8, B_d = 1, B_a = 7. à ce stade, nous nous désintéressons de l'état et de ses croisements numérotés pour ne nous intéresser qu'à la tresse dont nous reprenons la liste Bc,Db,Ac,Ad,Ba,Bd,Cb,Dc,Ac,Bd,BaB_c, D_b, A_c, A_d, B_a, B_d, C_b, D_c, A_c, B_d, B_a que nous renumérotons simplement 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11. assignons une ornure au premier croisement 1, alors toutes les autres ornures sont fixées et notre suite devient : ω\omega. projetons sur la tresse les disques de parures; ceux-ci se déploient de la façon suivante : la parure ωωω˙ωωω˙ω˙ω˙ωω˙ω\omega\omega\dot{\omega}\omega\omega\dot{\omega}\dot{\omega}\dot{\omega}\omega\dot{\omega}\omega, qui est en deux tenants, pare les croisements renumérotés 2 3 5 7 9 10 et la parure pp pare les autres 1 4 6 8 11. nous savons que p′p' + ornure = parure, donc sont de tournure tournure les croisements tt et ωp\omega p, c'est-à-dire ω˙p′\dot{\omega}p', et de tournure t={2,5,6,8,9}t = \{2, 5, 6, 8, 9\}tournure, c'est-à-dire t′t'ωp′\omega p'ω˙p\dot{\omega}pt′={1,3,4,7,10,11}t' = \{1, 3, 4, 7, 10, 11\}. nous codons maintenant ainsi la suite des croisements : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 qu'un logiciel adéquat, genre seifertview, traduira en surface seifertisée. pour les besoins du logiciel, nous traduisons notre codage dans leur protocole : les chiffres en gras — soit de tournure tt — deviennent des lettres MAJUSCULES, les autres — soit de tournure t′t' — minuscules; la tresse contient trois "niveaux" de codage, [a], [b] et [c] correspondant aux trois "niveaux" (les disques) de parures : la parure pp inférieure est [a] et supérieure [c], et la parure médiane p′p' est [b]. traduisons notre liste : 1 = b, 2 = C, 3 = a, 4 = b, 5 = C, 6 = B, 7 = a, 8 = B, 9 = C, 10 = a, 11 = b; de là, notre (nouveau) codage devient b C a b C B a B C a b; c'est ce "mot" que l'algorithme, redonnant notre tresse, traduira en surface seifertisée.

remarque : comme on peut s'en apercevoir, notre codage n'utilise toujours pas le codage paresseux des mathématiciens des nœuds — que nos paramètres incluent, l'inverse n'est pas vrai —, même si les logiciels seifert y sont adonnés, ne connaissant pas le paramétrage nœudien. pour le plaisir, nous donnons ci-après trois interprétations de la tresse, obtenues à partir du logiciel "seifert-view".

commentaires : à gauche la surface, au centre les plateaux sont gonflés en "boules" et à droite en mailles. cette surface comporte 4 "plateaux", ou "boules", soit un(e) de plus que de lettres différentes. entre deux plateaux il y a autant de bandes qu'il y a de croisements de mêmes niveaux, [A] est le plateau rez de chaussée, [B, b] le 1er étage et [c] le second.